Mer HuileEntre Prestige et degazages
Constat Diagnostic Remedes
Prestige : un scénario désormais classique ? Le 19 novembre 2002, le Prestige – un pétrolier libérien de 77 000 tonnes construit en 1976 et battant pavillon des
Bahamas s’abîme au large des côtes de Galice (Espagne). Le navire se brisera en deux avant de sombrer par plus de 3500 m de fond, laissant 24 000 tonnes de fuel lourd derrière lui.. Le 28 janvier 2003, l’épave du Prestige continue de fuir malgré le déploiement du plan anti-pollution franco-espagnol (Biscaye Plan). Zone classée Natura 2000, les côtes galiciennes comptabilisent désormais 3 marées noires et 1 marée chimique. Les conséquences directes pour les pays voisins comme le Portugal et la France semblent inévitables : boulettes et galettes de pétrole envahissent le littoral aquitain. Après l’Erika, la côte française Atlantique commence à désespérer. Aussi grave, certains bateaux profitent de l’outrage pour effectuer leurs « dégazages » de façon plus discrète.

Déplorable et irresponsable…
Le Prestige accusait 24 années de navigation. L’affréteur du pétrolier – Crown Ressources, filiale abandonnée subitement par la compagnie russe Alfa – a choisi un autre navire pour remplacer le Prestige. Ce dernier, nommé Byzantio, a déjà été contrôlé 6 fois par les autorités maritimes de plusieurs pays européens dont la Grèce, la Belgique et l’Irlande. Malgré 8 transgressions majeures des règles internationales, ce pétrolier de 87 000 tonnes a pu quitter le port de Tallinn (Estonie) pour atteindre Rotterdam au cours du mois de décembre 2002.
Constat
Les chiffres clés
L’impact des pollutions maritimes par
     hydrocarbures
Prestige : un scénario désormais classique
Mardi 21 janvier 2003
« Le sénat vient d’approuver la création d’une ZPE (Zone de Protection Ecologique ) dans le bassin méditerranéen. Cette décision intervient pour lutter contre le phénomène de « dégazages » sauvages qui polluent fortement la Méditerranée.
S’inscrivant dans l’axe des résolutions du Ministère de l’Écologie et du Développement Durable, ce projet de loi fut adopté à l’unanimité par la chambre sénatoriale. Cette zone de protection élargira la juridiction maritime française au-delà des 12 milles nautiques définissant les eaux territoriales. »
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