Mer HuileEntre Prestige et degazages
Constat Diagnostic Remedes
La pollution maritime en méditerranée : une origine bien identifiée
Certains capitaines de navire préfèrent rejeter leurs déchets illégalement. Pourquoi cette habitude néfaste se pratique-t-elle quotidiennement aux quatre coins de la Méditerranée ?

Le coût : Le déchargement des déchets recouvre deux types d’interventions. Le traitement des “sludges” est l’opération la plus onéreuse (200€ par m3
déchargé). Le navire doit être immobilisé : ce type peut se faire en parallèle des autres activités de traitement réalisées à quai. Plus simple à décharger, le mètre cube de “slops” est pris en charge pour 0,15€.

Le manque d’installations
Les installations de réception des déchets ne sont pas nombreuses en Méditerranée. Le WWF a contacté plus de 60 ports parmi lesquels seuls 11 disposent d’infrastructures adaptées au déchargement de « sludges » ou de « slops ». Le premier facteur de l’implantation de ces installations est leur « viabilité économique » : un petit port peu fréquenté aura beaucoup de mal à attirer ce genre de sociétés.

Une législation peu dissuasive
Côté sanctions, le risque d’être pris en flagrant délit de « dégazage » est extrêmement faible : la majorité de l’espace maritime se situe en zone internationale, sans juridiction précise. Un statut de Zone de Protection Écologique pourrait donner un cadre législatif à ce « no man’s sea ». La question des moyens humains et matériels pour appliquer la loi se posera alors…
Diagnostic
Comprendre : le « dégazage » et le déballastage
Méditerranée : zones déjà touchées
Mardi 21 janvier 2003
« Le sénat vient d’approuver la création d’une ZPE (Zone de Protection Ecologique ) dans le bassin méditerranéen. Cette décision intervient pour lutter contre le phénomène de « dégazages » sauvages qui polluent fortement la Méditerranée.
S’inscrivant dans l’axe des résolutions du Ministère de l’Écologie et du Développement Durable, ce projet de loi fut adopté à l’unanimité par la chambre sénatoriale. Cette zone de protection élargira la juridiction maritime française au-delà des 12 milles nautiques définissant les eaux territoriales. »
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